Langage et Lynchage
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L'oiseau bourgeois et la fleur proletaire Dans les prochains numéros: - Le langage marxistoide.Introduction. - Le langage marxistoide. Micro-dictionnaire. - Le méchoui politique - La langue du 3émé Reich et les nazillons français |
20/1/2005 Avant-propos Toute langue constitue une sorte de grille audio-visuelle à travers la quelle on perçoit le monde. Plus riche, plus complexe est la langue et plus riche sera le monde de celui qui la parle et la comprend. De la même manière, plus la langue sera pauvre plus le monde perçu par ses usagers va se rétrécir, perdre ses contrastes et ses nuances jusqu'à devenir impropre à la communication. Ce n’est pas le cas des langages professionnels réduits à des vocabulaires spécifiques aux divers domaines d’activité, au delà desquels ils se transforment dans leur propre parodie. Ce n’est pas non plus le cas des argots, le plus souvent langages d’initiés, d’appartenance, ni le cas des jargons ou des parlers, qui peuvent peuvent, parfois, surprendre par leur pertinence, par leur créativité. L’incidence des langages professionnels, des argots, des jargons ou des parlers sur la langue proprement dite est limitée, parce que les premiers ne disposent pas de mots-clé surchargés émotionnellement et symboliquement. Une partie de leurs vocabulaires peut acquérir droit de cité sans exercer de pressions sémantiques sur l’ancienne populations de mots, sans agresser et corrompre « l’âme » de la langue nationale. Il s’agit d’un rapport d’égalité entres les mots, une sorte de démocraties langagière ou les irradiation sémantiques sont réciproques et ne permettent pas à un groupe de vocables d’irradier systématiquement les autres en remplaçant leur champ sémantique par une signification unique. Malheureusement, les vieilles démocraties langagières occidentales qui avaient résisté aux attaques de langages religieux , ont cédé au vingtième siècle devant les langages totalitaires contemporains. Les langues de bois, vecteurs de communication du fascisme, du communisme et, dernièrement, de l’islamisme, ont envahi tout les pays occidentaux et y se sont durablement installés. Leur victoire s’est traduite par le changement du « Weltanschaung » d’une bonne partie de l’intelligentsia européenne, qui s’est montré, comme d’habitude, facile à manipuler. Grâce à elle le traditionnel « opium du peuple » fut remplacé par la plus répandue des religions politiques moderne : la vulgate marxiste. Les usagers de son langage ritualisé – réducteur, vertical, manichéen, punitif- ont compris très vite ses vertus propagandistiques, sans se rendre compte qu’ils étaient, et ils restent, à la fois, ses gardiens et ses prisonniers. Je me suis permis d’appeler les usagers de ce langage – indépendamment de leurs chapelles idéologiques- des marxistoides.Pour quelqu’un qui s’était évadé il y a trente cinq ans du goulag roumain pour échapper non seulement à la Securitate, mais aussi au permanent mensonge idéologique, la pérennité de l’utopie défunte, naïvement remaquillée, dans les universités et les media français témoigne d’une presque mystique.. Une bonne partie de l’intelligentsia française continue de fleurir son tombeau en espérant sa résurrection, prête à faire tourner les tables, si besoin. Les chapitre suivants de cette rubrique seront consacrés à des testes et à des jeux mettant en évidence la capacité manipulatrice de cette langue de bois . A suivre |